Les expressions françaises, ça vient d'où ?
- Lisa Bonnet
- il y a 3 jours
- 3 min de lecture

On les utilise tous les jours sans vraiment se demander d’où elles viennent. Pourtant, certaines expressions françaises cachent des histoires étonnantes liées à Paris, au Moyen Âge ou à des traditions complètement oubliées aujourd’hui.
Entre vieux canons, places parisiennes et expressions populaires, certaines origines sont bien plus surprenantes qu’on l’imagine.
Laisses-moi t'expliquer l'origine de certaines d'entre-elles
Par exemple, “à midi pétante” vient d’un petit canon installé dans les jardins du Palais-Royal au XVIIIᵉ siècle. Chaque jour à midi pile, grâce à une loupe qui concentrait les rayons du soleil, le canon tirait automatiquement pour permettre aux Parisiens de régler leurs montres. Le bruit faisait littéralement “péter” midi.
“Faire grève” vient de la Place de Grève à Paris, l’actuelle Place de l’Hôtel de Ville. Au Moyen Âge, les ouvriers sans travail s’y rendaient pour attendre qu’on les embauche. “Être en grève” signifiait donc au départ chercher du travail.
“Tomber dans les pommes” ne parle pas du tout de fruits. L’expression viendrait d’anciennes formulations comme “tomber dans les pâmes”, un vieux mot utilisé pour parler d’un malaise ou d’une perte de connaissance.
“Poser un lapin” avait un sens bien différent au XIXᵉ siècle. L’expression désignait un homme qui partait sans payer après un rendez-vous galant avant de devenir simplement “ne pas venir à un rendez-vous”.
“Être sur son 31” viendrait probablement du “trentain”, un tissu très luxueux porté par les nobles. Être “sur son trente-et-un”, c’était donc être particulièrement élégant.
“Passer l’arme à gauche” vient du monde militaire. Lorsqu’un soldat mourait, il ne pouvait plus tenir son arme correctement et donc elle tombait ou passait symboliquement du mauvais côté.
“Payer en espèces” vient du latin in specie, qui signifiait payer avec quelque chose de concret et visible.
“Être lessivé” servait d’abord à parler du linge complètement vidé de sa saleté avant de désigner quelqu’un d’épuisé.
“Avoir du pain sur la planche” signifiait autrefois avoir des réserves de nourriture et donc être tranquille pendant un moment. Le sens a fini par devenir l’inverse : avoir beaucoup de travail.
“Être au pied du mur” vient des situations militaires où l’on se retrouvait bloqué sans possibilité de fuir.
“Rouler quelqu’un dans la farine” viendrait des anciens escrocs qui maquillaient leur visage avec de la farine pour tromper les autres.
“Avoir plusieurs cordes à son arc” vient des archers qui emportaient plusieurs cordes de rechange pendant les combats.
“Être dans de beaux draps” avait autrefois un sens positif : les beaux draps étaient synonymes de richesse et de confort avant que l’expression ne devienne ironique.
“Avoir le cafard” pourrait venir du mot arabe kafir, utilisé pour désigner quelque chose de sombre ou négatif avant de devenir synonyme de mélancolie.
“Monter sur ses grands chevaux” vient des chevaliers qui utilisaient les plus grands chevaux pour impressionner ou partir au combat.
“Faire chouiner quelqu’un” vient du vieux français où “chouiner” imitait un petit cri plaintif, comme un enfant ou un animal.
“Être tiré à quatre épingles” au XIXe siècle, les vêtements masculins très soignés étaient littéralement maintenus et ajustés avec des épingles pour être parfaits.
“Attendre 107 ans” serait lié à une vieille légende autour du chantier de Notre-Dame de Paris, dont la construction aurait duré 107 ans selon la tradition populaire.
Alors, tu savais tout ça ?
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